Lieu : El Rancho, Marie-Galante
Le propriétaire de El Rancho le qualifie de « salle de bal ». Quelques palmes de cocotier ça et là, des tuyaux d'évacuation d'eau apparents, quelques tables, des sièges moelleux genre cinéma. La salle n'est pas complètement fermée, il y fait frais, l'estrade est à même le sol (moins d'une vingtaine de cm de hauteur).
Vers 22h, il n'y a encore aucun client, peut-être sont-ils à la fête de l'Étang Noir ou encore au Sombrero (club) pour applaudir Christian Nara et Richard Birman.
Les danseurs arriveront au compte-goutte mais il n'y en aura jamais plus d'une vingtaine.
Le groupe commence à livrer le son peu après, avec « Ki lang ou palé ». Puis, se succèderont : « Nou nan zone nan », « Moun damou », « fanm dèwo », « Chalè monté », « Relax », « Ansanm ansanm », « Men Chanpion an ».
L'orchestre aura la chance d'avoir un invité de marque près de la scène : un crabe de terre en manque de compas certainement !
Les musiciens font une pause à 1h30. Ils auront l'occasion d'apprécier d'un peu plus près les pas de cet infatigable et atypique fanatique local en salopette.
Le live reprend vers 2h25 avec « Tout moun jwenn », « Love to love », “Iya”, “Why do u say u love me” introduit par le message :“jalouzi pa la mod anko”.
Un autre danseur inhabituel (plus hardi que ses compatriotes qui déambulaient devant les enceintes ou près des murs) réussira même à s'approcher si près de Robert Charlot que celui-ci en sera marqué : un mille pattes !
Le terme de cette nuit émotionnelle : 3h15.
Un chaleureux merci aux musiciens pour leurs marques de gentillesse.
Les photos
Lana4 pour AntillesCompas |